Utilisation de la technique de rétrodiffusion Compton pour les END
Qu'est-ce que la technique de rétrodiffusion Compton ?
La technique de rétrodiffusion Compton (voir section 2.6) a bénéficié de l'intégration des technologies informatisées dans les équipements END, comme la plupart des autres méthodes évoquées dans c
e chapitre.
C'est aujourd'hui une technique d'END courante pour les plastiques et les métaux légers [2]. Le scanner est composé d'un tube à rayons X et d'un détecteur doté d'un certain nombre d'éléments représentés sur la figure 4-17. Un collimateur réduit le diamètre du faisceau de rayons à 0,5 mm, de sorte qu'il ne puisse pas irradier directement les détecteurs.
Lorsqu'un photon et un électron entrent en collision dans le matériau, le rayonnement X primaire est diffusé sous la forme d'un rayonnement plus mou, dans toutes les directions et partiellement du matériau vers le scanner. Ce rayonnement secondaire est alors capturé par le détecteur, par l'intermédiaire d'un diaphragme spécialement conçu, tel qu'illustré sur la figure 4-17.
Le détecteur est constitué d'au moins 20 éléments de détection, marqués A', B', C', etc. Chacun mesure la quantité de rayonnements rétrodiffusés à partir d'une certaine profondeur (A, B, C) de l'objet, tel qu'illustré sur la figure 4-17. Chaque élément du capteur est en quelque sorte focalisé sur une certaine profondeur. Le scanner cylindrique ne mesure que 7 x 7 cm. Il procède au balayage de l' objet dans une matrice. Le système de balayage est relié à un système de traitement des données, afin de générer une « image Compton » complète de l'objet et des éventuels défauts qu'il contient. L'avantage de cette méthode est qu'il suffit qu'un seul côté de l'objet soit accessible. Fréquemment utilisée pour les structures en nid d'abeille et pour les matériaux composites, elle permet une profondeur de pénétration d'environ 50 mm. Cette méthode est (pour l'instant) assez lente ; il faut environ 5 minutes pour balayer une surface de 50 cm2. Toutefois, elle présente aussi l'avantage de permettre de connaître immédiatement la profondeur des défauts, grâce à la « quasi-focalisation » de chaque élément de détection.